Un paysage d'infrastructure, récit autour d'une balafre* géographique.

Climat - fiction à Rio de Janeiro, scénario basé sur le changement climatique.

*A.Roger

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Parmi les paysages photographiés, certains lieux seront touchés par la montée des eaux, d’autres épargnés grâce à leur situation géographique.

Paradoxalement ce sont les favelas expulsées et reléguées jadis dans les hauteurs qui assisteront, impuissantes mais protégées, au “drame” d’une ville subissant une altération inévitable due au changement climatique.
 

J’utilise à dessein le mot “drame”.


Le drame (du latin drama, emprunté au grec ancien drâma, qui signifie « action (théâtrale), pièce de théâtre ») désigne étymologiquement toute action scénique.


On peut effectivement y voir une action scénique. La règle des trois unités semble présente: unité de temps, 50 ans, de lieu, le cordon littoral et d’action, l’océan en train de monter.


Il s’agit d’une mise en scène projectuelle mais aussi une mise en scène pour l’ensemble des acteurs et des habitants de ce cordon littoral. Ces acteurs / habitants vont assister à une action en train de se faire et par là même apparait l’idée d’une prise de conscience de cette modification du réel.


Il y a aussi l’idée que ce qui se passe est à distance du littoral puisque la périmétral en est quelque fois éloignée.
Cet espace entre deux est un espace homogène, ou plutôt un espace de mise en situation des désirs, des possibles, des projets.

La situation de cet espace entre le cordon littoral ancien (et redécouvert par la mon- tée des eaux) et la périmétral habiter, qualifier, constituer me fait penser à la scène dans l’amphithéâtre grec.

Une scène entre le lieu depuis lequel on regarde et les horizons lointains. Comme si cette scène était offerte pour que le drame se joue.
 

C’est le récit qui se déplie sur 50 ou 100 ans pour les acteurs de ce territoire. C’est aussi le récit de mon projet.

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